Ceci est un article par Jherrel Peters, un invité. Il est dans sa deuxième année d’études en droit au Trinidad. De plus, il aide le ministère Passion to Reach. Vous pouvez le suivre sur Twitter ici.

Woman drinking coffee[English Translation] [Spanish Translation] Les femmes pasteurs et prédicateurs est un sujet controversé dans l’église aujourd’hui. Ce dernier est à  cause des références bibliques contre ce sujet. Cependant, c’est important d’enlever l’esprit d’ignorance et d’insécurité hors de l’équation et de regarder la Bible d’une façon impartiale pour arriver à une conclusion sur ce sujet. Plusieurs gens oublient que la Bible est non seulement un texte spirituel mais aussi historique et devrait être analysé avec soin.

Premièrement, une des références bibliques qui est souvent citée contre la pratique des femmes servir comme pasteurs ou prédicateurs est 1 Corinthiens 14:34-35. « que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église. »

Si ce verset est pris littéralement, cela voudrait dire que sous aucun prétexte les femmes ont le droit de parler dans l’église. Les femmes n’ont pas le droit de prier, d’adorer, ou de donner des témoignages dans l’église non plus. Un tel ordre est bien étrange, surtout parce que Paul dit en 1 Corinthiens 11:5 « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée ». Donc, nous pouvons conclure qu’il y a un vrai problème.

En regardant l’esprit du chapitre où ce verset est écrit, nous pouvons voir que Paul faisait référence à l’ordre divin dans l’église. D’après les traditions religieuses qui étaient courantes à cette époque, c’était coutume d’avoir les hommes et les hommes assis séparément à l’église, les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Évidemment, les femmes de l’église Corinthienne commençaient à appeler leurs maris assis de l’autre côté et causaient beaucoup de confusion.

Par ailleurs, les femmes de ce jour n’étaient pas des étudiants de droit et n’avaient pas le droit d’aller à la synagogue pour recevoir de l’enseignement. C’était seul leurs époux qui étaient éduqués. Conséquemment, en réponse de la confusion, Paul donne un mot de discipline aux femmes disant qu’elles devraient poser leurs questions chez eux pour éviter d’interrompre les réunions. Un autre verset dans les écritures qui est cité fréquemment est 1 Timothée 2 :11-12  « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence. » Certains interprètent  ce passage à signifier qu’une femme ne peut jamais enseigner dans l’église; ceci est faux. Lorsqu’on interprète ce verset, il est important de se rappeler que le mot grec pour « homme » et « mari », ainsi que les mots pour « femme » et « conjointe » sont les mêmes. En sachant ceci, nous pouvons voir que ce contexte de l’Écriture montre que Paul parle de l’ordre divin dans la maison au lieu de l’ordre dans le ministère. Ce que Paul déclarait est que la femme devrait demeurer soumise envers son mari et qu’elle ne devrait pas manipuler ou prendre l’autorité qui lui ai donné dans le foyer. Ainsi doit-il être car Dieu a nommé l’homme à être le chef et le prêtre de son foyer. Bien sûr qu’un homme qui n’est pas un croyant n’est pas équipé à diriger sa famille dans la voie du Seigneur et donc, la responsabilité tombe parfois sur la femme par défaut. Par contre, l’ordre divin de Dieu est pour que le mari mène sa famille dans les choses spirituelles et qu’il est en mesure de le faire comme il faut tant qu’il est soumis à l’autorité de Jésus dans sa propre vie.

La Bible est remplie de références bibliques qui démontrent des femmes en position de leadership et ministériel. Un exemple dans l’Ancien Testament est celui d’une jeune fille juive nommé Esther (une histoire de la misère à la richesse). Nous voyons la faveur de Dieu sur sa vie et elle est devenue reine d’une nation entière pour le seul but de délivrer Israël (Esther 4:14).

Dans le Nouveau Testament, nous voyons des femmes comme Priscille (Actes 18 :24-36) qui, avec son mari, a enseigné Apollos. C’est intéressant de noter qu’elle est mentionnée en Romains 16 :3 et son nom est placé avant son mari indiquant l’importance de son ministère.

Ensuite il y a Pheobé que Paul décrit comme étant « une servante de l’église »  qui vient du mot Grec « diakonon », qui signifie diaconesse. En Romains 16 :2 il constate qu’elle a « donné aide à plusieurs ». Dans le texte original, cette phrase vient du mot Grec, prostatis, qui veut dire « surveillante », une qui de l’autorité spirituelle sur les autres. C’est évident que Paul n’est pas contre les femmes dans le ministère, car il dit aussi de les saluer de sa part.

En conclusion, Dieu a commissionné les hommes et les femmes à prêcher l’évangile mais à cause des recherches incorrectes et une fausse interprétation biblique, cette commission ne peut pas être partiale.

En fait, on devrait se concentrer sur le message au lieu du messager.

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